Bienvenue à Paris
Quelques repères pour vivre la déambulation papale du vendredi 25 septembre, du boulevard du Montparnasse à la place Saint-Michel.
Que se passe-t-il ce week-end ?
Les évêques français, le Président de la République et le Directeur général de l’UNESCO ont conjointement invité le pape Léon XIV en France. Le Saint-Père a accepté cette invitation et effectue un voyage apostolique du 25 au 28 septembre 2026. Il visite Paris, Lourdes et Metz.
Qui est le pape ?
Le pape est le successeur de saint Pierre, un des douze apôtres de Jésus-Christ. À ce titre, il est l’évêque de Rome et le chef de l’Église Catholique. Les successeurs des autres apôtres sont les évêques. Chaque évêque est responsable d’une communauté locale (un diocèse). Le pape a pour rôle de maintenir tous ces diocèses dans l’unité et dans la fidélité à l’enseignement du Christ Jésus.
Les papes sont élus et restent généralement pape jusqu’à leur mort.
Les papes sont habillés en blanc, symbole du Christ.
Qui est Léon XIV ?
Élu le 8 mai 2025 à la suite du Pape François, Léon XIV — né Robert Francis Prévost — devient à 70 ans le 267e successeur de Saint Pierre et le tout premier souverain pontife américain de l’histoire.
Rien ne le destinait immédiatement à la prêtrise. Avant de répondre à l’appel de la foi, le jeune originaire de Chicago (né en 1955) s’engage dans une double formation universitaire poussée en mathématiques et en droit. Ce solide bagage intellectuel et méthodique en poche, il rejoint l’Ordre de Saint-Augustin. Son engagement prend alors une tournure résolument missionnaire : il passe deux décennies sur le terrain au Pérou, au plus près des réalités sociales et des populations les plus démunies.
Avant de monter sur le siège de saint Pierre, il fut chargé de diriger à Rome le Dicastère pour les évêques — un poste clé au Vatican axé sur l’accompagnement et le service des diocèses à travers le monde.
Le choix du nom pontifical « Léon XIV » n’est pas anodin : il fait écho à Léon XIII, l’auteur de la célèbre encyclique Rerum Novarum, texte fondateur de la doctrine sociale de l’Église. En s’inscrivant dans cette lignée, le nouveau pape réaffirme sa volonté de mettre l’Évangile au service de la justice sociale et de la dignité de la personne. Ce nom suggère une volonté d’engagement envers une Église active dans le monde, fidèle à l’enseignement du Christ et proche de tous.
Sur un plan plus personnel, Léon XIV, de son nom Robert Francis Prevost, compte lui-même des racines françaises : sa grand-mère paternelle est née au Havre et son père a participé au débarquement en Normandie en juin 1944. Il s’est déjà rendu à Lourdes, lorsqu’il était séminariste.
Le message central du pape : « Pour que le monde ait la vie »
Cette phrase est tirée de l’Évangile selon saint Jean, au chapitre 6, le pape ne fait que rappeler un message essentiel de l’enseignement de l’Église.
Dieu est celui qui donne la vie et ce à deux titres : Dieu crée le monde, les êtres vivants et en particulier les hommes à son image. À l’origine de toute vie humaine, il y a donc le projet d’amour de Dieu. De plus, Dieu nous libère du péché par le sacrifice de son fils Jésus sur la croix. Ce sacrifice nous rend à la vraie vie et constitue la plus grande preuve de l’amour de Dieu. En effet, « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie » (Jn 15, 13).
Pour les catholiques, toute vie humaine est donc sacrée de sa conception à sa fin naturelle car chacun d’entre nous a été créé et sauvé par Dieu. Plus que des règles de conduite, l’Évangile nous indique que notre vie est un don précieux et qu’elle mérite d’être vécue de façon belle et bonne.
La venue de Léon XIV : un événement
Le pape Léon XIV est attentif à la vitalité actuelle de l’Église en France, notamment à l’accueil des très nombreux jeunes adultes qui deviennent chrétiens. Il nous invite également à prier pour le respect de la vie humaine dans toutes ses formes, en prônant la « Culture de la vie » face à la « culture du déchet » et de l’exclusion des plus fragiles.
Il veut aussi rappeler la façon dont la France a rayonné dans l’histoire de l’Église. Quelques jours à peine après son élection en mai 2025, il avait d’ailleurs écrit une lettre aux évêques de France pour leur exprimer combien les témoignages de foi de saint Jean Eudes, saint Jean-Marie Vianney et sainte Thérèse de Lisieux devaient être médités et transmis aux jeunes générations.
La France, fille aînée de l’Église
La France porte le titre de « Fille aînée de l’Église ». En effet, une longue histoire relie la France et la papauté. Clovis, roi des francs, est un des premiers rois barbares à être baptisé. À sa suite, de nombreux rois de France répondront de diverses manières aux appels et demandes formulés par les papes.
Outre cet aspect historique, la France compte de très nombreux saints et missionnaires (Sainte Jeanne d’Arc, saint Louis, sainte Thérèse de Lisieux). Ils témoignent de l’impact qu’a eu le message évangélique sur la France et sur le cœur de nombreux Français.
Enfin, la France entretient un rapport particulier avec la Vierge Marie. La Sainte Vierge est apparue dans de nombreux endroits en France dont certains sont mondialement connus comme Lourdes.
En accord avec la ferveur populaire, Louis XIII consacra à la Sainte Vierge le royaume de France dont elle devint la patronne et la protectrice principale. C’est ainsi que la fête mariale du 15 août, encore fériée aujourd’hui, fut pour un temps la fête nationale.