Les papes, pèlerins de Lourdes
Le 8 décembre 1854, le pape Pie IX proclamait le dogme de l’Immaculée Conception, affirmant que la Vierge Marie, par une grâce spéciale de Dieu, a été préservée du péché originel dès sa conception. Ce mystère de foi, longtemps vénéré dans l’Église, devenait ainsi une vérité officielle de la foi catholique.
Quatre ans plus tard, en 1858, à Lourdes, une jeune fille pauvre et illettrée de 14 ans, Bernadette Soubirous, voit une « belle Dame » à la Grotte de Massabielle. Le 25 mars, jour de la fête de l’Annonciation, la Dame lui révèle enfin son nom : « Que soy era Immaculada Councepciou » (« Je suis l’Immaculée Conception »).
Ces mots étonnent Bernadette, qui ne les comprend pas, mais les répète fidèlement au curé de Lourdes. Pour lui, c’est une confirmation saisissante : cette jeune fille, incapable d’inventer une telle expression théologique, venait sans le savoir d’authentifier le dogme proclamé quelques années auparavant.
Par cette révélation, l’Église voit un signe fort : la Vierge elle-même confirme ce que l’Église a défini par la foi. Lourdes devient ainsi un écho vivant du dogme, et un lieu où Marie manifeste sa présence maternelle, pure et proche de l’humanité blessée.
Le regard des papes sur Lourdes
Les papes ont toujours manifesté un grand intérêt pour Lourdes, y voyant un signe providentiel et une source de renouveau spirituel pour l’Église.
Pie IX, pape au moment des apparitions, a reconnu le dogme de l’Immaculée Conception en 1854, quatre ans avant les événements de Lourdes, ce qui a donné une grande légitimité au témoignage de Bernadette.
Léon XIII encouragea fortement le culte marial à Lourdes et approuva plusieurs prières et indulgences liées au Sanctuaire.
Saint Pie X a lancé le processus de béatification de Bernadette, qui a été béatifiée en 1925, puis canonisée en 1933 sous Pie XI.
Jean-Paul II a marqué l’histoire récente en visitant Lourdes en 1983 et en 2004, malgré sa maladie avancée. Jean-Paul II en cette terre où le ciel a touché la terre veut être un malade parmi les malades qui viennent à Lourdes en pèlerinage.
Benoît XVI y fit aussi un pèlerinage en 2008, à l’occasion du 150e anniversaire des apparitions. Il y souligna l’importance du silence et de la prière, au cœur de l’expérience de Lourdes.
Le pape François, bien qu’il ne s’y soit pas rendu en personne, a souvent parlé de Lourdes avec affection, mettant en valeur l’attention portée aux pauvres, aux malades et aux personnes fragiles.
Les visites papales à Lourdes
Six cardinaux devenus papes sont venus en pèlerinage avant leur élection.
Dès les années 1890, ce fut le cas des futurs Benoît XV (1914-1922) et Pie XI (1922-1939).
C’est Pie XI qui béatifiera la voyante de Lourdes le 14 juin 1925 et la canonisera le 8 décembre 1933. Le futur Pie XII (1939-1958) est venu à Lourdes en 1935. Il consacrera une lettre encyclique à Lourdes, intitulée « Le pèlerinage de Lourdes », publiée le 2 juillet 1957.
Le futur Paul VI (1963-1978) est venu à deux reprises à Lourdes, en 1958 et 1962, tandis que le futur Jean-Paul 1er (août-septembre 1978) est venu en pèlerinage en 1975.
Lourdes a accueilli deux papes en visite officielle :
Jean-Paul II (1983 et 2004) : lors de ses visites, il pria à la Grotte, rencontra des malades et célébra la messe en plein air. Son dernier pèlerinage, en chaise roulante, fut un témoignage émouvant de foi vécue dans la souffrance. Avant de devenir Pape, le cardinal Karol Wojtila est venu à Lourdes en 1947 en tant que jeune prêtre, puis comme archevêque de Cracovie en 1964 et cardinal de Cracovie en 1975.
Benoît XVI (2008) : son pèlerinage marqua les célébrations du 150e anniversaire des apparitions. Il participa à la procession mariale et adressa des messages forts sur la foi, la souffrance et la mission de l’Église.
Sans oublier le cardinal Angelo Roncalli, qui est venu à Lourdes avant de devenir le pape Jean XXIII, quand il était nonce apostolique à Paris. Il est venu consacrer la basilique Saint-Pie X, construite à l’occasion du 100e anniversaire des apparitions.
Ces visites ont profondément marqué l’histoire du Sanctuaire, renforçant son lien avec le Saint-Siège et son rayonnement mondial. Chaque passage d’un pape à Lourdes est vécu comme un moment de grâce pour les fidèles et un encouragement pour tous ceux qui portent une croix dans leur vie.
Quatrième visite d’un pape à Lourdes
Il s’agira de la quatrième visite d’un Souverain Pontife à Lourdes. Saint Jean-Paul II s’y est rendu à deux reprises en 1983 puis en 2004, à l’occasion notamment du 150e anniversaire de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception. Le Pape Benoît XVI a ensuite marqué l’histoire du Sanctuaire par sa venue en 2008 lors du 150e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous. La venue du Pape Léon XIV s’inscrit dans cette continuité.
Sanctuaire national français, lieu habituel des assemblées plénières des évêques de France, le Sanctuaire rayonne bien au-delà des frontières, accueillant chaque année plusieurs millions de pèlerins venus du monde entier (4 millions en 2025). Lieu de prière, de consolation et d’espérance, Lourdes est un espace de rencontre fraternelle où les personnes malades et les plus fragiles tiennent une place centrale. La visite du Saint-Père souligne cette dimension universelle du Sanctuaire de Lourdes, où chacun vient y chercher consolation et espérance.
Un troisième pèlerinage à Lourdes pour le Pape Léon XIV
Le lien du Pape Léon XIV avec Notre-Dame de Lourdes est profond et personnel. Lors de l’audience privée du 26 juin 2025, au cours de laquelle Mgr Jean-Marc Micas, évêque de Tarbes et Lourdes et le Père Michel Daubanes, recteur du Sanctuaire de Lourdes, ont pu remettre une invitation officielle au Saint-Père lequel a pu témoigner de ces deux visites à l’âge de 19 ans d’abord, puis à 29 ans alors qu’il était jeune prêtre. Un attachement ancien nourri au fil des années par une dévotion mariale fidèle. Cette proximité spirituelle s’est manifestée avec évidence lors de l’échange au cours duquel Mgr Jean-Marc Micas a pu mesurer « la qualité de sa présence, de son écoute et de sa mémoire », soulignant que « le Saint-Père pose des questions très précises pour bien comprendre, revient sur les points importants et manifeste une véritable attention à la réalité de notre diocèse et du Sanctuaire de Lourdes ». L’évêque confie également avoir perçu « un attachement réel et le désir d’y revenir », ajoutant qu’« au-delà de la fonction, j’ai rencontré un pasteur habité par sa mission, attentif et profondément tourné vers le Christ et vers l’Église ».
Lourdes et le nouveau pontife, un lien enraciné
Depuis le début de son pontificat, le Pape Léon XIV s’est rendu à plusieurs reprises à la reproduction de la grotte de Lourdes dans les jardins du Vatican. Le 31 mai, à la veille du week-end de Pentecôte, pour clôturer le mois de Marie, le pape Léon XIV s’est rendu pour la première fois à la reproduction de la Grotte de Lourdes dans les jardins du Vatican pour y chanter l’Ave Maria. En exprimant sa joie, il a qualifié la procession comme « un geste de foi par lequel, d’une manière simple et dévote, nous nous rassemblons sous le manteau maternel de Marie », puis le 11 février dernier à l’occasion de la fête de Notre-Dame de Lourdes, Journée mondiale des malades. Le Saint Père a également prié le Rosaire pour la paix dans le monde le 30 mai dernier, depuis la grotte de Lourdes dans les jardins du Vatican, avec les sanctuaires du monde entier.
Ces moments de prière traduisent un attachement spirituel profond au Message de Lourdes, centré sur la prière mariale, la conversion et une attention particulière portée aux personnes malades, si présentes au cœur du Sanctuaire. Ils manifestent également une reconnaissance du service humble et fidèle des hospitaliers et de tous ceux qui les servent, signe concret de la charité de l’Église et expression vivante de l’Évangile auprès des plus souffrants.
Le pèlerinage de Lourdes
Le Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes a pour mission d’accueillir les pèlerins en pèlerinage à Lourdes.
La démarche du pèlerinage peut être réalisée à titre individuel, en groupe ou en pèlerinage organisé. Des papes aux simples visiteurs curieux de découvrir le Sanctuaire, tous sont pèlerins et réalisent une démarche de pèlerinage auprès de la Vierge Marie, Immaculée Conception.
La spécificité du pèlerinage de Lourdes est l’accueil et la première place donnée aux pèlerins malades ou porteurs de handicap. Des hébergements spécifiques leur sont même dédiés.
Recueillement, prière, calme et pérennité sont les caractéristiques de cette démarche de foi qu’est le pèlerinage de Lourdes.
Les gestes du pèlerin
à Lourdes, nous sommes tous invités à réaliser plusieurs gestes :
le geste du rocher, en passant dans la cavité de la Grotte, en effleurant la roche et en y déposant prière, fardeau, vœu…,
le geste de la lumière, en allumant un cierge aux chapelles de lumière pour confier à la Vierge Marie ses intentions, il prolonge la prière,
le geste de l’eau, en buvant de l’eau de la Source et en se lavant le visage en réponse aux paroles de la Vierge Marie lors de la 9e apparition.
Une journée de pèlerinage au Sanctuaire
10 h 00 Messe à la Grotte des apparitions
15 h 30 Chapelet à la Grotte
17 h 00 Procession eucharistique
21 h 00 Procession mariale aux flambeaux
Mais aussi : possibilité de réaliser les gestes du pèlerin, se confesser, faire le chemin de Croix, voir le film officiel du Sanctuaire, assister à la conférence d’un chapelain…
Lourdes en quelques dates
Repères historiques
11 février 1858 : 1re apparition de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous
16 juillet 1858 : 18e et dernière apparition
16 janvier 1862 : reconnaissance officielle des apparitions par Mgr Bertrand-Sévère Laurence, évêque de Tarbes (1844-1870)
1866 : inauguration de la Crypte, première chapelle Arrivée des premiers trains de pèlerinages à Lourdes
1871 : inauguration de la basilique de l’Immaculée Conception
1889 : inauguration de la basilique Notre-Dame du Rosaire
1925 : béatification de Bernadette Soubirous
1933 : canonisation de Bernadette Soubirous
1958 : centenaire des apparitions et inauguration de la basilique Saint-Pie X (souterraine)
1983 : saint Jean-Paull II, premier pape en pèlerinage à Lourdes
1988 : inauguration de l’église Sainte-Bernadette
1997 : inauguration de l’Accueil Notre-Dame
2004 : second voyage de saint Jean-Paul II à Lourdes
2008 : Jubilé, 150 ans des apparitions et voyage du pape Benoît XVI à Lourdes
Le Message de Lourdes
L’expression « Message de Lourdes » rassemble l’analyse de tout ce que la Vierge Marie a voulu signifier tant par ses paroles que par ses gestes et tous les symboles que l’on peut voir dans les apparitions.
Voici quelques points clés que l’on peut retenir :
L’Immaculée Conception
« Que soy era Immaculada Counceptiou » (Je suis l’Immaculée Conception en patois bigourdan), c’est ainsi que Marie se présente à Bernadette le 25 mars 1858 (jour de l’Annonciation).
Dogme défini par le pape Pie IX en 1854
Signification : la Vierge Marie est née sans la marque du péché originel.
La source
à la demande de la Vierge – et sous le regard scandalisé des curieux présents au cours des apparitions – Bernadette gratte la boue qui se trouve au fond de la Grotte et elle mange quelques herbes sauvages qui poussaient là.
Ce geste est un signe de la pénitence demandée avec insistance par Marie « pour les pécheurs ». Et c’est de cette boue qu’a jailli la Source qui continue de couler aujourd’hui.
Esprit de pauvreté
Bernadette était issue d’une des familles les plus pauvres de Lourdes. Elle était illettrée, ne parlait que la langue régionale et ne connaissait que quelques rudiments de prière. La Grotte était certainement l’endroit le plus sale des environs puisque les cochons venaient s’y nourrir. C’est pourtant précisément àcette jeune fille, et à cet endroit, que Marie décide de s’adresser. Cette scène n’est pas sans rappeler la pauvreté de la Nativité, Marie donnant vie à Jésus dans une grotte à Bethléem. C’est l’image de la pauvreté évangélique à laquelle chacun est appelé pour être intérieurement disponible.
Les guérisons
Le 1er mars 1858, entre deux jours d’apparitions, a lieu la guérison miraculeuse de Catherine Latapie. Ce sera la première d’une longue liste signifiant que la Vierge Marie accorde ici des grâces spéciales pour guérir les âmes et les corps. C’est pourquoi la présence des pèlerins malades est particulièrement importante à Lourdes.
Bernadette Soubirous
Bernadette Soubirous est née le 7 janvier 1844 à Lourdes, dans une famille modeste de meuniers.
Père : François Soubirous.
Mère : Louise Soubirous, née Castérot.
Malgré une santé fragile et une instruction limitée, elle s’est distinguée par sa foi simple et son humilité.
« Si la sainte Vierge avait trouvé une fille plus pauvre et plus ignorante, elle l’aurait choisie. »
Bernadette a grandi à Lourdes, d’abord au Moulin de Boly, où elle est née, puis au Cachot, un ancien local insalubre où sa famille s’est installée après des difficultés financières.
Bernadette parlait le bigourdan, un dialecte occitan propre à la région de Lourdes. C’est dans cette langue qu’elle a échangé avec la Vierge Marie lors des apparitions.
Après les 18 apparitions de la Vierge Marie à Lourdes, Bernadette Soubirous devient rapidement une figure publique, suscitant admiration et curiosité. Pourtant, la jeune voyante aspire à une vie de discrétion et de prière.
Pour échapper à la pression grandissante et suivre sa vocation, elle quitte Lourdes en 1866 et entre au couvent des Sœurs de la Charité à Nevers.
Elle entre dans la vie religieuse sous le nom de Sœur Marie-Bernard, consacrant ses jours au soin des malades et à la prière, loin de l’effervescence de Lourdes.
C’est dans cette humble existence, marquée par la souffrance, que Bernadette meurt le 16 avril 1879, à l’âge de 35 ans, au couvent Saint-Gildard de Nevers. Atteinte de tuberculose osseuse, elle souffrait intensément mais offrait ses souffrances à Dieu. Elle laisse derrière elle un témoignage lumineux d’humilité et de fidélité à l’appel de la Vierge.
Le corps de Bernadette a été exhumé à trois reprises et retrouvé intact, un phénomène rare interprété comme un signe de sainteté. Il repose aujourd’hui dans une châsse de verre, où des milliers de pèlerins viennent se recueillir.
Béatification : 14 juin 1925, par Pie XI.
Canonisation : 8 décembre 1933, par Pie XI (jour de la solennité de l’Immaculée Conception).
Bernadette est aujourd’hui fêtée le 18 février en France et dans les pays francophones.
Les apparitions
Jeudi 11 février 1858 : la première rencontre
Première apparition. Accompagnée de sa sœur et d’une amie, Bernadette se rend à Massabielle, le long du Gave, pour ramasser des os et du bois mort. Enlevant ses bas pour traverser le ruisseau et aller dans la Grotte, elle entend un bruit qui ressemblait à un coup de vent, elle lève la tête vers la Grotte : « J’aperçus une dame vêtue de blanc : elle portait une robe blanche, un voile blanc également, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied. » Bernadette fait le signe de la croix et récite le chapelet avec la Dame. La prière terminée, la Dame disparaît brusquement.
Dimanche 14 février 1858 : l’eau bénite
Deuxième apparition. Bernadette ressent une force intérieure qui la pousse à retourner à la Grotte malgré l’interdiction de ses parents. Sur son insistance, sa mère l’y autorise ; après la première dizaine de chapelet, elle voit apparaître la même Dame. Elle lui jette de l’eau bénite. La Dame sourit et incline la tête. La prière du chapelet terminée, elle disparaît.
Jeudi 18 février 1858 : la Dame parle
Troisième apparition. Pour la première fois, la Dame parle. Bernadette lui présente une écritoire et lui demande d’écrire son nom. Elle lui dit : « Ce n’est pas nécessaire. » Elle ajoute : « Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l’autre. Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours ? »
Vendredi 19 février 1858 : le premier cierge
Quatrième apparition. Bernadette vient à la Grotte avec un cierge bénit et allumé. C’est de ce geste qu’est née la coutume de porter des cierges et de les allumer devant la Grotte.
Samedi 20 février 1858 : la grande tristesse
Cinquième apparition. La Dame a appris une prière personnelle à Bernadette. à la fin de la vision, une grande tristesse envahit Bernadette.
Dimanche 21 février 1858 : « Aquero »
Sixième apparition. La Dame se présente à Bernadette le matin de bonne heure. Une centaine de personnes l’accompagnent. Elle est ensuite interrogée par le commissaire de police Jacomet. Il veut lui faire dire ce qu’elle a vu. Bernadette ne lui parle que d’ « Aquero » (cela).
Mardi 23 février 1858 : le secret
Septième apparition. Entourée de cent cinquante personnes, Bernadette se rend à la Grotte. L’Apparition lui révèle un secret « rien que pour elle ».
Mercredi 24 février 1858 : « Pénitence ! »
Huitième apparition. Message de la Dame : « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs ! Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs ! »
Jeudi 25 février 1858 : la source
Neuvième apparition. Trois cents personnes sont présentes. Bernadette raconte : « Elle me dit d’aller boire à la source (…). Je ne trouvai qu’un peu d’eau vaseuse. Au quatrième essai je pus boire. Elle me fit également manger une herbe qui se trouvait près de la fontaine puis la vision disparut et je m’en allai. » Devant la foule qui lui demande : « Sais-tu qu’on te croit folle de faire des choses pareilles ? » Elle répond : « C’est pour les pécheurs. »
Samedi 27 février 1858 : silence
Dixième apparition. Huit cents personnes sont présentes. L’Apparition est silencieuse. Bernadette boit l’eau de la source et accomplit les gestes habituels de pénitence.
Dimanche 28 février 1858 : l’extase
Onzième apparition. Plus de mille personnes assistent à l’extase. Bernadette prie, baise la terre et rampe sur les genoux en signe de pénitence. Elle est ensuite emmenée chez le juge Ribes qui la menace de prison.
Lundi 1 er mars 1858 : la première guérison miraculeuse
Douzième apparition. Plus de mille cinq cents personnes sont rassemblées et parmi elles, pour la première fois, un prêtre. Dans la nuit, Catherine Latapie, une amie lourdaise, se rend à la Grotte, elle trempe son bras déboîté dans l’eau de la source : son bras et sa main retrouvent leur souplesse.
Mardi 2 mars 1858 : le message aux prêtres
Treizième apparition. La foule grossit de plus en plus. La Dame lui demande : « Allez dire aux prêtres qu’on vienne ici en procession et qu’on y bâtisse une chapelle. » Bernadette en parle à l’abbé Peyramale, curé de Lourdes. Celui-ci ne veut savoir qu’une chose : le nom de la Dame. Il exige en plus une preuve : voir fleurir en plein hiver le rosier (l’églantier) de la Grotte.
Mercredi 3 mars 1858 : le sourire de la Dame
Quatorzième apparition. Dès 7 heures le matin, en présence de trois mille personnes, Bernadette se rend à la Grotte, mais la vision n’apparaît pas ! Après l’école, elle entend l’invitation intérieure de la Dame. Elle se rend à la Grotte et lui redemande son nom. La réponse est un sourire. Le curé Peyramale lui redit : « Si la Dame désire vraiment une chapelle, qu’elle dise son nom et qu’elle fasse fleurir le rosier de la Grotte. »
Jeudi 4 mars 1858 : 8 000 personnes à la Grotte
Quinzième apparition. La foule toujours plus nombreuse (environ huit mille personnes) attend un miracle à la fin de cette quinzaine. La vision est silencieuse. Le curé Peyramale campe sur sa position. Pendant vingt jours, Bernadette ne va plus se rendre à la Grotte : elle n’en ressent plus l’irrésistible attrait.
Jeudi 25 mars 1858 : la Dame révèle son nom
Seizième apparition. La vision révèle enfin son nom, mais le rosier (ou églantier) sur lequel elle pose les pieds au cours de ses Apparitions ne fleurit pas. Bernadette raconte : « Elle leva les yeux au ciel, joignant en signe de prière ses mains qui étaient tendues et ouvertes vers la terre, et me dit: Que soy era immaculada councepciou. » Bernadette part en courant et répète sans cesse, sur le chemin, des mots qu’elle ne comprend pas. Ces mots troublent le brave curé. Bernadette ignorait cette expression théologique qui désigne la Sainte Vierge. Quatre ans plus tôt, en 1854, le pape Pie IX en avait fait une vérité de la foi catholique (dogme de l’Immaculée Conception).
Mercredi 7 avril 1858 : le miracle du cierge
Dix-septième apparition. Pendant cette apparition, Bernadette tient son cierge allumé. La flamme entoure longuement sa main sans la brûler. Ce fait est immédiatement constaté par le médecin, le docteur Douzous.
Vendredi 16 juillet 1858 : la dernière apparition
Dix-huitième apparition. Bernadette ressent le mystérieux appel de la Grotte, mais l’accès à Massabielle est interdit et fermé par une palissade. Elle se rend donc en face, de l’autre côté du Gave… et voit la Vierge Marie, une ultime fois : « Il me semblait que j’étais devant la grotte, à la même distance que les autres fois, je voyais seulement la Vierge, jamais je ne l’ai vue aussi belle !
Carte du sanctuaire


La Grotte
La Grotte de Massabielle est le lieu qui accueillit les 18 apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous du 11 février au 16 juillet 1858.
Cœur battant du Sanctuaire, elle est le lieu incontournable pour tout pèlerin, visiteur, croyant ou non croyant.
Le passage dans la Grotte se fait en silence, la plupart des gens effleurent des doigts la paroi du rocher par respect ou pour y faire un vœu ou une prière.
La statue de la Vierge Marie en marbre de Carrare, sculptée par Joseph-Hugues Fabisch, est placée en haut à droite de la Grotte à 2 mètres de hauteur, dans la cavité où la Vierge est apparue à Bernadette.
Elle est inaugurée le 4 avril 1864, lors de la première procession officiellement organisée par l’Église qui réunit quelque 20 000 personnes dont 200 prêtres.
Depuis la neuvième apparition, le 25 février 1858, une source coule dans la Grotte. Les pèlerins peuvent boire cette eau aux fontaines, être baignés aux piscines et réaliser le geste de l’eau. Ils peuvent aussi la collecter à partir de robinets dont l’emplacement a changé à plusieurs reprises pour garder une atmosphère de silence et de recueillement près de la Grotte.
Le candélabre
Le grand candélabre, emblématique de la Grotte, est un ex-voto offert à la suite d’une guérison attribuée à l’eau de la Grotte. En 1873, le jeune Pierre Carassus, gravement malade et incapable de marcher, retrouve l’usage de ses jambes après avoir bu de cette eau et s’en être lavé les genoux. En reconnaissance, son père, Vincent Carassus, forgeron à l’Arsenal de Tarbes, réalise et offre un grand chandelier à la Grotte. Pierre y allume le premier cierge lors de son installation.
Toujours présent aujourd’hui, ce candélabre, datant de 1874, peut accueillir 95 cierges, ainsi qu’un cierge au sommet.
10 h 00 : Messe en français
15 h 00 : Chapelet en anglais
15 h 30 : Chapelet en français
16 h 15 : Chapelet en espagnol
18 h 00 : Chapelet en italien
Les basiliques de Lourdes
La basilique de l’Immaculée Conception
Initiée dès 1866, elle est la chapelle demandée par la Vierge Marie lors de la 13e apparition : « Allez dire aux prêtres qu’on vienne ici en xprocession et qu’on y bâtisse une chapelle. » Elle porte le nom révélé par la Vierge à Bernadette : « Que soy era Immaculada Councepciou. »
Fiche d’identité
Style : néogothique Architecte : Hippolyte Durand Bénédiction : 15 août 1871. Consécration : 1er juillet 1876.
Dimensions : 51 mètres de long, 21 mètres de large et 70 mètres de haut jusqu’à la pointe de la flèche.
Art dédié : le vitrail (42 fenêtres d’une surface de 150 m²)
Les vitraux détaillent les apparitions, l’histoire de Lourdes et de l’Église.
La crypte
La première chapelle demandée par la Vierge Marie.
Située exactement au-dessus de la Grotte, elle soutient le chœur de la basilique de l’Immaculée Conception.
Les deux lieux ne semblent former qu’un seul édifice.
La crypte est le seul lieu de culte que Bernadette ait connu.
Fiche d’identité
Style : néogothique
Architecte : Hippolyte Durand
Bénédiction : 19 mai 1866 par Mgr Laurence, évêque de Tarbes, avec les Pères de Garaison, desservants du nouveau sanctuaire.
Chapelle Saint-Michel de la crypte : présence des reliques de sainte Bernadette présentées dans une châsse créée par l’orfèvre Armand Calliat.
Notre-Dame du Rosaire
Fiche d’identité
Style : romano-byzantin, plan en croix grecque Architecte : Léopold Hardy
Bénédiction : 7 août 1889
Consécration : 6 octobre 1901
Art dédié : la mosaïque. À l’intérieur : 2 000 m² de mosaïques réalisées par l’atelier de l’italien Facchina, à partir des dessins de nombreux artistes. Ces mosaïques représentent les mystères du Rosaire : joyeux, douloureux et glorieux.
Le chœur de la basilique a été réorganisé en 2012 avec la création d’un nouveau mobilier confiée à l’orfèvre Goudji.
À l’extérieur
3 chapelles à gauche :
Saint Pascal Baylon (souvenir du congrès eucharistique international de 1914)
Sainte Bernadette (mosaïque art nouveau)
Notre-Dame de Guadalupe (offerte par des Mexicains, mosaïque de 2011)
Portail d’entrée : tympan de la Vierge à l’Enfant dans une amande mystique. Elle remet le rosaire à saint Dominique.
Basilique Saint-Pie X
Inaugurée en 1958 lors du centenaire des apparitions, cette basilique souterraine est une prouesse architecturale par ses dimensions, ses formes modernes semblables à aucun édifice religieux contemporain grâce aux moyens modernes tel que le béton précontraint. Elle est le lieu de célébration de messes internationales, des grands rassemblements, et de l’adoration du Saint-Sacrement et de la bénédiction des malades à chaque fin de procession eucharistique.
Fiche d’identité
Style : forme d’ellipse ou de bateau renversé, en béton précontraint
Architecte : Pierre Vago
Ingénieur : Eugène Freyssinet
Consécration : 25 mars 1958 (100 ans des apparitions)
Dimensions : 12 000 m², 201 mètres de long et 81 mètres de large
Capacité : 5 000 places assises ; 20 000 places au total
Art dédié : le gemmail. Art dit « de la lumière », cette technique a été initiée après la Seconde Guerre mondiale par Jean Crotti et développée par Roger Malherbe-Navarre.
52 gemmaux sont répartis en 3 cycles :
Chemin de croix de Denys Solère (1981)
Mystères du Rosaire de Falcucci (1987)
Apparitions de Massabielle de Margotton (1993). Et quelques pièces isolées.
L’esplanade des processions
A l’origine, elle vient de la nécessité de créer une nouvelle voie d’accès pour les pèlerins vers les basiliques et pour accueillir les grandes cérémonies.
Depuis l’entrée par la porte Saint-Michel :
Le calvaire des Bretons : en granit bleu, offert par les diocèses de Rennes, Vannes, Nantes, Saint-Brieuc et Quimper en 1900
Deux grandes allées parallèles de 400 mètres encadrées de pelouses et de végétation :
– À gauche : le toit couvert d’herbes de la basilique souterraine Saint-Pie X
– À droite : l’accueil Jean-Paul II (l’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes et le Bureau des Constatations Médicales), la chapelle des confessions
– Une vue sur les deux basiliques « superposées » : l’Immaculée Conception (en haut), Notre-Dame du Rosaire (en bas)
Deux rampes majestueuses relient les deux basiliques et conduisent à l’esplanade, elles sont surmontées de 10 statues figurant des grands saints de l’Église.
La Vierge couronnée
Haute de 2,50 mètres, elle s’élève sur un grand piédestal en granit, au centre d’un parterre de rosiers blancs et protégée d’une grille ouvragée en fer forgé.
Point de rencontre et de rendez-vous car elle occupe une place centrale et facilement repérable pour les pèlerins.
2026 : 150 ans du couronnement de la statue de la Vierge couronnée.
La Porte Saint-Michel
Grande porte du Sanctuaire, elle ouvre sur le domaine du Sanctuaire et l’enfilade de l’esplanade se terminant par les basiliques.
Historiquement, le boulevard de la Grotte a été ouvert en 1881 pour conduire les pèlerins de la gare jusqu’à la Grotte et mène à cette porte après le passage sur le pont Saint-Michel.
Portail monumental installé en 1906 suite à la construction du mur de clôture du Sanctuaire
Il est surmonté des 3 statues immaculées représentant les archanges :
Saint Gabriel, à gauche
Saint Raphaël, à droite
Saint Michel, plus à droite
La Porte Saint-Joseph
Elle ouvre sur la place Mgr Laurence et accueille les pèlerins venant de l’avenue Bernadette Soubirous, de l’avenue Mgr Schoepfer et du boulevard Rémi Sempé (suite du boulevard de la Grotte).
à gauche de la porte : la statue de saint Joseph présentant l’Enfant Jésus accueille les pèlerins et les malades venant de l’Accueil Marie-Saint-Frai.
La statue a été offerte par le diocèse de Lyon en 1909
Par cette porte, passent aujourd’hui 70 % des pèlerins qui entrent dans le Sanctuaire.
Le Bureau des constatations médicales
Fondé en 1883 par le Dr Dunot de Saint-Maclou.
Lieu unique au monde : aucun autre sanctuaire, toutes religions confondues, ne dispose de la présence permanente d’un médecin en charge de constater, vérifier et enquêter sur des cas de guérisons supposées.
Plus de 7 500 dossiers de guérisons déposés depuis les apparitions. 72 cas ont été reconnus miraculeux par l’Église.
Plus de 80 % des guérisons reconnues miraculeuses concernent des femmes.
Pays d’origine des personnes dont la guérison a été reconnue miraculeuse : la France (57), l’Italie (9), la Belgique (3), l’Allemagne (1), l’Autriche (1) et la Suisse (1).
Historique
à la demande du Père Rémi Sempé, père de Garaison et premier recteur du Sanctuaire, le docteur Georges-Fernand Dunot de Saint-Maclou fonde le Bureau des constatations médicales pour que personne ne reparte de Lourdes en se disant « guéri » sans avoir soumis son histoire de guérison à une vérification médicale rigoureuse et collégiale.
En 1886, par l’intermédiaire de l’archevêque de Cagliari, Mgr Vincenzo Gregorio Berchialla, le pape Léon XIII donne son accord sur les procédures rigoureuses du Bureau médical de Lourdes.
Et, en 1905, l’Évêque de Tarbes se voit confirmer par le Saint-Siège le droit d’utiliser les procédures du Bureau des constatations médicales afin d’étudier les guérisons déclarées. Ce droit vaut encore de nos jours.
Déclaration d’un miracle : 4 étapes déterminantes
Le médecin permanent du Bureau des Constatations Médicales de Lourdes, mission occupée depuis avril 2026 par le Dr Giada Monami, reçoit les personnes qui souhaitent déclarer une guérison.
S’il juge le cas sérieux et digne d’être approfondi, il convoque ses confrères médecins et soignants présents à Lourdes ce jour-là et qui ont signalé leur présence sur le registre du bureau des constatations médicales de Lourdes. Si les médecins décident collégialement de poursuivre l’enquête, la guérison est soumise alors à un long processus de recherche durant plusieurs années, et au bout duquel les membres du Comité Médical International de Lourdes (CMIL) votent le fait que la guérison est « inexpliquée dans l’état actuel des connaissances scientifiques ».
L’évêque du lieu de résidence de la personne guérie est alors informé du vote du CMIL. C’est ensuite à lui, en tant que représentant de la hiérarchie de l’Eglise, que revient la décision de déclarer un miracle1.
Le travail et le vote des médecins doivent impérativement respecter une série de 7 critères, dits de Lambertini2 :
1. Maladie grave, de pronostic défavorable.
2. Maladie connue et répertoriée par la médecine.
3. Maladie organique, lésionnelle, c’est-à-dire qu’il existe des critères objectifs, biologiques, radiologiques…
4. Pas de traitement auquel on pourrait attribuer la guérison.
5. La guérison doit être subite, soudaine, instantanée, immédiate et sans convalescence.
6. Retour de toutes les fonctions vitales.
7. Une guérison, pas une rémission, c’est-à-dire définitive et durable dans le temps.
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1. Miracle : « Fait extraordinaire et suscitant l’admiration en dehors du cours habituel des choses. Manifestation de la puissance et de l’intervention de Dieu qui apporte une révélation de sa présence et de la liberté dont il use pour accomplir ses desseins. Le miracle n’a pas son but en soi, il dirige nos regards plus loin en révélant la présence immédiate de Dieu. » (Source : Conférence des évêques de France).
2. Ces critères sont les mêmes utilisés par la congrégation pour les causes des saints, au Vatican, qui les utilise dans le cadre de la reconnaissance des miracles liés aux béatifications et canonisations. Ils ont été définis par le cardinal Lambertini (futur pape Benoît XIV).
Le Sanctuaire en chiffres
Construit autour de la Grotte de Massabielle où se sont produites les 18 apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous en 1858, le Sanctuaire de Lourdes est un des plus grands centres de pèlerinages au monde. Chaque année, des millions de pèlerins et visiteurs se rendent à Lourdes pour vivre un temps de pèlerinage, de recueillement, de paix, de joie et d’espérance.
2025 : 4 millions de pèlerins dont 475 000 pèlerins issus de pèlerinages organisés.
18 apparitions
330 salariés (140 saisonniers)
+ de 90 métiers
35 chapelains
53 hectares
3 basiliques
25 chapelles et églises
72 miraculés
7 500 cas de guérisons enregistrées.
L’Hospitalité chrétienne à Lourdes
L’hospitalité chrétienne, en particulier dans des lieux de pèlerinage comme Lourdes, joue un rôle vital en offrant soutien et assistance aux pèlerins. Deux formes d’hospitalité se distinguent dans ce contexte : Hospitalité Notre-Dame de Lourdes et les hospitalités d’accompagnement. Bien que leurs missions soient similaires, elles présentent des différences importantes dans leur organisation et leurs fonctions.
L’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes et les hospitalités d’accompagnement jouent des rôles complémentaires dans l’expérience des pèlerins à Lourdes. L’une offre un soutien constant et universel, tandis que les autres apportent un accompagnement personnalisé et communautaire. Ensemble, elles contribuent à faire de Lourdes un lieu de pèlerinage accueillant et spirituellement enrichissant pour tous ceux qui s’y rendent.
Les Hospitalités d’Accompagnement
Les hospitalités d’accompagnement sont des associations souvent rattachées à des diocèses, des paroisses ou des groupes de pèlerins spécifiques. Elles se consacrent principalement à l’accompagnement des groupes qu’elles encadrent durant le pèlerinage.
Missions et Activités :
Coordination des Groupes : Elles s’occupent de la logistique et de l’organisation du voyage, de l’hébergement, et des activités pour les groupes de pèlerins.
Accompagnement Spirituel et Humain : Elles assurent un accompagnement spirituel, guidant les pèlerins dans leurs prières et réflexions durant le séjour.
Aide Personnalisée : Les hospitalités d’accompagnement offrent une aide personnalisée en fonction des besoins spécifiques des membres de leur groupe, notamment les malades et les personnes âgées.
Les Hospitalités d’Accompagnement, ce sont des groupes plus restreints et localisés, souvent affiliés à des diocèses ou des paroisses spécifiques. Elles accompagnent principalement les membres de leurs groupes. Elles sont axées sur la préparation et la coordination du pèlerinage pour leurs groupes respectifs, avec un focus sur l’expérience spirituelle et communautaire. Les bénévoles de ces hospitalités sont généralement des membres de la communauté accompagnatrice, impliqués ponctuellement durant les pèlerinages et ils jouent un rôle important dans les pays respectifs accompagnant les personnes malades dans leur lieu de vie.
L’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes
L’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes est une archiconfrérie au service des malades et des pèlerins depuis 1895. Elle se compose de bénévoles, appelés hospitaliers, qui se dévouent à l’accueil des pèlerins, notamment ceux en situation de handicap ou de maladie. Ces bénévoles viennent du monde entier et se relaient tout au long de l’année pour assurer une présence continue à Lourdes.
Missions et Activités :
Accueil et Accompagnement : Les hospitaliers accueillent les pèlerins à leur arrivée, les accompagnent dans le Sanctuaire, et les assistent durant les cérémonies et processions.
Soins et Assistance : Une attention particulière est portée aux pèlerins malades et handicapés, avec des soins de base, une aide à la mobilité, et un soutien moral.
Organisation de Séjours : L’Hospitalité organise des séjours pour les pèlerins nécessitant un accompagnement spécifique, en collaboration avec les structures médicales locales.
L’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes est une organisation internationale avec une structure centralisée. Elle accueille et assiste tous les pèlerins venant à Lourdes. Elle concentre ses efforts sur l’accueil général et l’assistance continue des pèlerins sur place, et les hospitaliers s’engagent souvent pour des périodes définies, selon un calendrier annuel.